Dimanche 22 janvier 2012 à 19:13
Mercredi 18 janvier 2012 à 13:08
(et Fuzati c'est toujours aussi bizarrement bien)
Mardi 10 janvier 2012 à 21:11
Ce matin là, un épais brouillard teintait la campagne. Signe que l'accident était proche, on ne distinguait les toits oranges des maisons qu'à moins de 10 mètres.
Une robe noire affinait sa taille, et mettait agréablement sa poitrine en valeur. Je me souvenais surtout de son rire, et de sa manie de cligner frénétiquement des yeux une fois ses phrases terminées. Nous nous retrouvions dans cette grande maison transformée pour l'occasion en salle de réception sur 3 étages, l'ensemble était troublant. Ces cadres, ces photos, toutes ces affaires personnelles qui rendent une habitation vivante et chaleureuse, étaient remplacés par de grandes tentures sans âme. Des couples heureux voguaient ci et là, j'imaginais leurs problèmes logistiques du genre baby siter, et conjugaux du genre migraine chronique. La fumée n'étant pas admise, j'étouffais.
J'ai horreur de ce genre d'occasion, normalement avant même de me fourrer dans quelque chose de semblable j'invente une excuse pour m'en extirper aussi sec. La méthodologie de la fuite. Je salue les gens responsables de ma présence, j'exhibe ma dentitions à quelques reprises, pour rester poli je vide un ou deux verres. Rien de plus.
Mais cette nuit, elle s'ennuyait près du piano.
Je suis incapable de me souvenir exactement ce que je lui ai dit, comment on s'est retrouvés. Étant très gauche dans ces instants, je tiens à remercier mon cerveau fatigué pour son laxisme ainsi que son imperméabilité.
On s'est éclipsés, dans une petite pièce au dernier étage. De par mon intervention la fleur trônant dans un vase s'était retrouvée piégée au dessus de son oreille gauche. J'osais à peine l'approcher et la toucher, c'est quand on essaye de les palper avec trop d'entrain que les mirages disparaissent.
Je la devinais à peine sous son maquillage, et ce n'est qu'en remontant le tissus qui frôlait le haut de ses genoux que j'ai réalisé. J'avais perdu de vue une fille alors qu'une femme se débarrassait, sous mes encouragements, de ses sous vêtements.
P.Delerm parlait de la première gorgée de bière, à titre personnel je préfèrerai me souvenir de la dernière, de l'ultime. Elle avait toujours ce tict délicieux avec ses yeux, ses paupières se refermaient sans cesse. Je n'ai plus eu besoin d'excuses.
Jeudi 5 janvier 2012 à 2:11
(Valparaiso, décembre 10.)Elle portait des boucles d'oreilles oranges, semblables à deux petits fruits baignés sous le soleil. Le temps d'un sourire, j'ai osé demandé si ça avait un rapport quelconque avec sa peau de pêche avant de déclarer que j'adorais les abricots. Tout ça était déraisonnable, aussi farfelus que déconseiller de faire la sieste sous un noyer.
J'ai eu beaucoup du mal à la suivre au début, et j'ai toujours pas compris la fin. C'est dans l'ordre des choses, aussi vrais que les messages assassins de la nouvelle année.
Un papillon de nuit se pose sur ma main, j'écrase ma cigarette.
Le silence de fin est inscrit dans les rires emplis de timidité du début.
Q. How many sound engineers does it take to change a lightbulb?
A. One-Two, One-Two
Jeudi 5 janvier 2012 à 0:38
Mercredi 4 janvier 2012 à 0:09
ça craint.
Lundi 26 décembre 2011 à 11:21
Lundi 19 décembre 2011 à 9:11
Santiago était étouffant, et les sushis délicieux. Et on a pu se moquer des copains qui se sont faits détrousser par des prostitués à zizi.
Le truc avec l'Amérique du sud, c'est qu'en plus de produire de fabuleux alcools et pièces de boeufs, la communautés japonaise y est très importante. C'est un peu la manière la plus abordable de manger nippon sans pour autant hypothéquer ta baraque.
Valparaiso est toujours une ville de rêve. Tu finis la nuit tombé sur la terrasse d'un acteur en devenir, dans la journée tu es le maître d'au moins 10 chiens différents, ils t'attendent pour traverser la rue, te suivent quelques centaines de mettre tout en empêchant les autres chiens de t'approcher, quand tu dévies de leur chemin ils t'abandonnent non sans te jeter un dernier regard. Le plus troublant dans tout ça restera l'odeur de pisse de chat qui imprégnait la cage d'escalier du marché au poisson.
Buenos Aires, tes manifestations, tes nuits blanches, tes vendeurs ambulants, ES ARGENTINA hurlait fièrement ce petit admirateur de Diego essayant de nous vendre des produits plus que douteux au pied d'une cité en plein festival de musique catholique, magique Argentine, nous nous reverrons bientôt.
Alors, oui, je m'ennuie à Macao, l'enfer du jeu, plus de Casino qu'à Vegas. Le sauna de l'hôtel est en fait un vaste bordel, une maison close plus ou moins officielle, j'ai eu l'air con en descendant au 2nd avec ma serviette. Ma chambre est au 18, je crois que c'est un cinq étoiles, quelque chose du genre. Comme beaucoup de choses ici, le petit dej est une copie ratée de ce qui se fait en occident, la voix de la chorégraphe portugaise me donne mal au crâne, j'ai craqué sur une paire d'Adidas, la moquette a des poils super longs, et de multiples tâches, je me sent comme aspiré.
Samedi 26 novembre 2011 à 0:44
J'en suis sûr : ils cherchent à communiquer...
enfin moi si j'étais un lama je voudrais m'exprimer, prendre la parole, m'affirmer, enfin je crois.genre, comment les lama vivent la guerre en Irak, la crise des devise, la crise de la dette, l'élection de miss France, la nouvelle émission de cyril lignac... ils doivent avoir une opinion là dessus, j'en suis sûr.
Et sur ce il m'apparait urgent d'aller me coucher.
ce qui fait marcher les sages
Jeudi 24 novembre 2011 à 15:24

Et dire qu'à la base on voulait tous faire du spectacle vivant. Petites putes.
Jeudi 17 novembre 2011 à 12:12
Noyé dans les volutes de Marilou, parti pris du trident drogues chômage et divorce à défaut de familles travail patrie. Le menthol prohibé, les cigarettes électroniques passent de mains en mains, je peste contre ce bleu au sommet de mon pouce gauche m'empêchant de rouler convenablement. Un restaurant à volonté pour 10€ te sert des tonnes de plats congelés, il y a même une fontaine de chocolat, tu comprends qu'on peut pas louper ça. Tu sais Marine elle est très différente de son père qu'il dit, l'heure de changer de sujet. Diversion. C'est la blague du mec qui te demande un menu best of, big mac, frites et coca avec 18 pailles, t'as pas intérêt à n'en prendre que 17, crois moi. Wanda et ses sirènes ont toutes le même tailleur et t'apporte des coupes débordantes de champagne bon marché, sourire ravageur. Ne jamais se sentir aussi à l'aise que sur un flight case à 6h30, le soleil encore couché, à enchainer les sèches tout en vidant une bière Leader Price. Conconrito et les roumains posent quelques soucis quand on t'annonce que tu t'envoleras finalement pour Buenos Aires, pas de soucis, tu pourras troquer des vacances à Valparaiso contre un week end à Narbonne. Il ricane.
Vendredi 4 novembre 2011 à 15:15
Dimanche 16 octobre 2011 à 13:53

Quand ta mère t'annonce qu'étant donné que tu gagnes plus qu'elle il va falloir songer à lui mettre une enveloppe contenant chèque et un mot doux sur le sapin, comme elle le faisait pour toi... Je te promets, tu passes trois heures à vérifier que tu n'as aucun cheveux blancs ni trace de calvitie.
J'ai un copain qui peint
J'ai une copine qui ... fait de très beaux coloriages. CQFD.
Jeudi 13 octobre 2011 à 14:40

Je m'étais encore taillé en me rasant.
Dimanche 9 octobre 2011 à 20:23

Le ciel était orange( oh désespoir), mon rire jaune suite à son « je te l'ai déjà dit, mais c'est vraiment bête qu'on se soit connus si tôt ». Juste avant je devais converser sur la nécessite absolue de dégoter un appartement au dernier étage d'une tour très haute, elle même perchée sur une coline. Ce dernier me permettrait d'avoir une vue d'ensemble sur la fourmilière formée par en contre bas par les lampadaires. Il a toujours des surprises à regarder une ville se mouvoir, la voiture qui tourne à l'angle, le livreur de pizza qui slalome, les nouveaux phares aux xenon d'une allemande hors de prix croisant l'éclairage orangée d'une vieille Peugeot.
Elle me déclarait le plus naturellement du monde, « tu sais tu peux rentrer dans la salle de bain pendant que je prends ma douche... si t'as des trucs à faire ». Apercevoir très vite le fond de mon verre de rhum, et prétendre avoir besoin de quelque chose. N'importe quoi.
Le soleil se lève régulièrement, à heures plus ou moins fixes. On s'amuse deux fois par an à triturer les aiguilles du cadran, une ou plus ou de moins, qu'est ce que ça change au fond. En haut, plus haut nos tête, plus haut que les immeubles, c'est bleu, orange, jaune, gris, noir et parfois blanc en tout cas moi j'ai changé les draps. Syndrome ikéa, faire et défaire, tout en ayant jamais la certitude que ce soit dans le bon sens, et encore moins d'avoir les bons outils.
Dexter Wansel - Time is the teacher
Vendredi 7 octobre 2011 à 3:11

Tu sais c'est la classique histoire du mec qui débroche un job outre atlantique. Grâce à l'avènement des réseaux sociaux, et à une vilaine curiosité, tu comme un con tu suis ça presque en direct. Ouais ok les billets, ouais ok le visa blablabla. Bah tu peux être sur ce mec, au bout de moins d'une semaine tu le vois à adossé à gros cabriolet rouge qu'il déclare fièrement louer au mois, pour environ 1 smic et demi, affichant sa beaufitude extrême en arborant fièrement un t shirt, une veste, un string à froufrou avec à chaque fois inscrit SF, NYC, L-A, (rayez les mentions inutiles). Moi ce genre de déballages, ça a tendance à me filer la nausée.
Demain un comédien restaurant une grosse Harley m'a proposé de passer à un l'enregistrement live d'un album de « Rock Bollywoodien », encore une tournée fortement rémunératrice et un mois de décembre à arpenter les aéroports chinois et chilien pour deux spectacles, j'ai fait un choix. Je n'envoie jamais de cartes postales.
Mardi 4 octobre 2011 à 2:25
Dimanche 2 octobre 2011 à 13:47
Herbe douce
Dimanche 25 septembre 2011 à 1:42
Mercredi 21 septembre 2011 à 13:05
